Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 15:53

C’est une affaire dans laquelle il y a vraiment à « boire et à manger », et cette expression convient parfaitement pour illustrer le fond du problème.

Le « mouvement syndical » n’avait vraiment pas besoin de cette  « nouvelle affaire »qui  une fois de plus qui le discrédite.

J’ai essayé, et ce n’est pas toujours facile, pour quelqu’un d’extérieur à l’entreprise,  d’y voir un peu plus  clair, avec les informations que l’on peut recueillir à « droite » comme à « gauche ».

Des sites que j’ai consultés et traitant de ce sujet j’en ai retenu trois :

 

            -L’huma : je n’ai pas compris ni le titre, ni le contenu de l’article « trou dans les caisses du CCE d’Air-France, délit de mensonges selon les élus en cause ». Comme le commente un internaute, on a vraiment le sentiment de lire un article du Figaro !

 

            - Le Figaro : pour Dominique Bussereau, ce n’est pas le moment de mettre sur la place publique ce genre de choses ! Cela confirme tout à fait mon sentiment par rapport à ce genre d’affaire : pour les apparatchiks syndicaux, tout comme la direction de l’entreprise, ou le pouvoir en place, c’est « l’union sacrée », pour le maintien de la « paix sociale ».

Et lorsque j’affirme cela, c’est en connaissance de cause : il y a environ un peu plus de 6 ans, la direction générale de BNP PARIBAS, a couvert (nous étions à l’approche des élections C.E. /C.C.E) les « égarements » d’un responsable du C.C.E., membre d’une organisation syndicale qui assurait la « paix sociale ».

 

            - Enfin le Nouvel Observateur, qui publie des extraits du rapport d’expertise des comptes du C.C.E.

 

C’est ce rapport qui est le plus révélateur et qui à mon avis, démontre par les faits, le fond du problème : celui du rôle des militants syndicaux investis dans ces structures (Comités Centraux d’Entreprises, voire Comités d’Entreprises)  qui, dans bon nombre de grandes entreprises, ont dangereusement « dérapé », se sont dangereusement éloignés de la conception qui était celle des organisations syndicales de « classe et de masse », quant à l’outil que pouvait être le Comité d’Entreprise dans la défense des intérêts des salariés (des ouvriers).

 

 

Au cours de ces dernières années, des Directions Générales, ont démantelé, avec l’appui de certaines organisations syndicales, les Comités d’Etablissement (comité d’entreprise local) pour constituer des Comités Régionaux (Crédit Lyonnais, puis Bnpparibas où l’on est passé de 90 Comité d’Etablissement locaux, à 8 Comité Régionaux.

Cela ne faisant qu’accentuer le manque de contacts, de proximité entre les élus et les salariés, cela ne faisant qu’accentuer les « pouvoirs et moyens financiers, prérogatives » confisqués  par le Comité Central d’Entreprise.

 

Le secteur des « Vacances du Personnel » est le tiroir central de la déliquescence du syndicalisme où l’on retrouve (Cf. le dit rapport d’expertise) les mêmes errances à Air France, et nul doute dans d’autres grandes entreprises, que celle que j’ai constatées à BNPPARIBAS !

Pour moi il n’est pas du rôle d’un militant syndical que de jouer les V.R.P. du « Club Med » ou autres voyagistes. Il y a autre chose à faire que de passer son temps, à longueur d’année à soit disant tester la qualité des prestations hôtelières aux quatre coins du monde, tous frais payés, cela permet à certains de mettre la  paie  de « côté », eh OUI ! Avec ce « syndicalisme » là les patrons n’ont vraiment aucun souci à se faire !

 

Et l’on constate aussi dans ce rapport d’expertise, que les effectifs du C.C.E. augmentent, (alors que dans le même temps les effectifs de l’entreprise diminuent) tiens, j’ai déjà constaté çà quelque part…..

 

Ajoutons à cela l’ingéniosité de ces mêmes directions, à créer des Commissions, sous-commissions, sous-sous commissions de « travail » pour préparer les réunions du Comité Central d’entreprise, réunions qui éloignent ces militants de la base pour des périodes allant jusqu’à plusieurs mois, réunions desquelles il ne sort pas grand-chose, réunions pour lesquelles les directions paient largement les frais de déplacements, séjours…

 …. Le tour est joué !

Et c’est au vu et su de telles pratiques, que les salariés, ne peuvent qu’avoir une opinion négative du « syndicat ».

 

Tant que les salariés, les syndiqués,  laisseront faire ces apparatchiks, les patrons auront de beaux jours devant eux !

 

Mais au travers de ces « errances » c’est le problème - de ceux que l’on appelle plus largement les « permanents syndicaux » qui bien souvent se transforment en professionnels du syndicalisme, et qui au fil des années se trouvent totalement déconnectés de la réalité quotidienne, de la connaissance des "postes de travail" – qui se pose, mais qui hélas est rarement posé dans les Organisations Syndicales.

Le débat est ouvert !

 

 

 

 

 

 

Par Gilbert - Publié dans : SARKOLAND - Communauté : Les Blogs Sarkostique
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